Manufacture royale de porcelaine de Copenhague

Nom: 
Manufacture royale de porcelaine de Copenhague
Date de naissance: 
1775
Date de décès: 
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Notice biographique: 
Fondée vers 1772 par un chimiste nommé Müller et avec l’aide d’un transfuge de la fabrique de Fürstenberg, la Manufacture de Copenhague a des commencements si difficiles que, pour la sauver, le roi Christian VII est obligé de la racheter en 1779 à la société d’actionnaires que Müller avait dû s’adjoindre. Les porcelaines de cette époque ne sont pas remarquables, et même plus tard, la fabrication reste stationnaire, jusqu’à la reproduction en biscuit des oeuvres du fameux sculpteur danois Thorvaldsen. Le succès est considérable mais n’empêche pas cependant la vente de la Manufacture en 1867 à un entrepreneur qui la vend lui-même à la société Alumina. Elle est autorisée à conserver le titre de « Manufacture royale » et à marquer ses produits de l’ancienne marque, les trois lignes figurant les trois eaux danoises. La Manufacture est alors reconstruite près du vieux parc du château de Frederiksberg avec des ateliers pourvus de machines et de fours perfectionnés. L’administration générale est confiée à Philipp Schou, conseiller d’État qui s’adjoint comme collaborateurs Arnold Krog et le chimiste français Adolphe Clément. Ensemble, ils élaborent un nouveau type de décoration de la porcelaine comportant des couleurs de grand feu posées en couches successives sous couverte. Le pochoir est utilisé pour garder des réserves. Les pièces obtenues sont saluées en 1888, lors de l’Exposition nordique de Copenhague, pour leur fabrication parfaite, à l’émail limpide et aux formes délicates, ce qui encourage Philipp Schou à continuer dans la même voie et à placer les décors de grand feu au centre de son envoi à l’Exposition universelle de Paris en 1889. Ses produits s’imposent alors à l’admiration de tous comme la manifestation d’un art nouveau et valent à la manufacture le grand prix de l’exposition. Lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900, la Manufacture royale présente une large sélection de pièces décorées de cristallisations, mais sa production est concurrencée par la manufacture Bing et Gröndhal. En revanche, elle est de nouveau remarquée à l’Exposition internationale des Arts décoratifs modernes de Paris en 1925 où elle présente dans deux pavillons des porcelaines de Knud Kyhn et Thorkild Olsen, mais aussi des grès de Jaïs Nielsen et des faïences de Joachim.